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32. Décors intérieurs

Décors intérieurs

Hiver 2012-2013

8,50 €

L’histoire de l’architecture s’arrête rarement sur le second œuvre d’un bâtiment. L’impression visuelle est pourtant très différente si le sol est carrelé de marbre ou parqueté de chêne, si les portes sont vastes et moulurées… Nous sommes si habitués à une architecture extérieure nue et plate qu’il nous paraît normal que l’intérieur reflète cette nudité. Il n’en a pas été ainsi pendant des siècles car l’architecte dessinait l’intérieur destiné aussi à impressionner le visiteur. Avant l’ascenseur et le chauffage central, les deux morceaux de choix sont l’escalier et la cheminée. Ils sont tous les deux des morceaux d’ostentation. En Midi-Pyrénées, quelques cheminées en stuc du XVIIe siècle ont une autorité qui s’impose à de vastes salles. Quand escalier et cheminée changent d’échelle, l’accent se déplace sur les plafonds, les sols, les murs et les ouvertures. C’est là que se fixe le décor intérieur.

Notre région est trop atlantique pour adopter les choix méditerranéens : carrelages au sol, gypseries sur les murs et les plafonds. On verra que la tentation fut grande. L’abbaye de Belleperche a choisi de décorer ses pièces publiques de panneaux de plâtre. Ce matériau pauvre et apte à toutes les virtuosités pouvait intervenir dans des lieux sacrés ou profanes. Certains participent des deux, comme l’église des Clarisses de Montauban. De la poudre de marbre dans le plâtre, des peintures en trompe l’œil et quelques feuilles d’or peuvent créer l’illusion de la richesse. Le Bibent l’a retrouvée.

Les boiseries sont plus rares. Elles peuvent être sculptées et salies d’or comme à la Renaissance pour un cabinet intime ou peintes au XVIIIe siècle pour un théâtre de la vie sociale. Plus souples, plus faciles à changer, tapisseries et tentures réchauffent un mur et métamorphosent un espace. Le décor le plus simple est celui de la peinture murale, trop vite remplacée en fonction du goût. Les murs du château de Bioule chantent les neuf preux et attendent une restauration. Ailleurs, comme souvent sur des murs rajeunis selon notre goût moderne, sont disposés tableaux, objet, tissus et collection de meubles qui apportent la chaleur et le désordre de la vie. Et une idée précise du cadre social retenu.

Louis Peyrusse

Sommaire

DOSSIER. DÉCORS INTÉRIEURS
32. Château de Bioule. L’exaltation des valeurs chevaleresques par Virginie Czerniak
40. Château de Pibrac. Le très précieux cabinet des quatrains par Bruno Tollon
42. La cheminée à la française par Bruno Tollon
50. Montauban. Le décor de la chapelle des Clarisses par Jean-Michel Garric
56. Gypseries profanes à l’abbaye de Belleperche par Jean-Michel Garric
64. Merville. Le décor de “la douceur de vivre” par Louis Peyrusse
76. Castelnaux-Bretenoux. Le goût antiquaire de Jean Mouliérat par Pascale Thibault
84. Gabriel Burroni. Le délicat art du plâtre par Dominique Crébassol
88. Le Bibent. Histoire d’une restauration dorée par Dominique Crébassol

CONNAISSANCE
92. Toulouse. Maître-autel de Saint-pierre des Chartreux par Pierre Marty
98. Lectoure conserve de magnifiques plafonds peints par Gaëlle Prost