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Presse » Revues

43. Empreintes méridionales du surréalisme

Empreintes méridionales du surréalisme

Automne 2015

8,50 €

Un dossier de Midi-Pyrénées Patrimoine qui met à mal le schéma du « retard provincial ».

 

« Près d’un siècle après son premier Manifeste, le surréalisme demeure l’un des mouvements artistiques et intellectuels les plus féconds de notre temps. Né avec dada, renversant au lendemain d’une des grandes faillites de l’esprit humain – la Première Guerre mondiale – les cadres mentaux et esthétiques de l’Occident, explorant les potentialités poétiques de l’inconscient mis au jour par la psychanalyse et prenant le sillage des mouvements révolutionnaires qui bouleversaient l’ancien monde, André Breton et la pléiade de poètes, peintres, sculpteurs et cinéastes, qui ont croisé son chemin, ont profondément façonné la sensibilité des sociétés modernes.

Peu à peu, depuis son épicentre parisien, le surréalisme s’est internationalisé en rayonnant en Europe et sur plusieurs continents. Le Midi toulousain et ses marches proches ne sont pas restés à l’écart.

Dès la fin des années 1920, Joë Bousquet, cloué au lit à Carcassonne par une blessure de guerre, est en contact avec le groupe surréaliste. Sa chambre, jusqu’à sa mort en 1950, devient un lieu de rencontre d’écrivains et d’artistes de passage, mais aussi de jeunes gens avides de participer à la « révolution surréaliste », tels ceux qui fondent le Trapèze volant à Toulouse. L’Occupation draine vers le Sud-Ouest nombre de réfugiés. Beaucoup n’y demeurent qu’un temps, d’autres, tels Artaud à Rodez ou Bellmer à Castres, s’y fixent jusqu’à la fin des hostilités. Enfin, lorsqu’en 1950, Breton découvre Saint-Cirq-Lapopie, la cité lotoise devient le lieu de rencontre estival des surréalistes, parmi lesquels les Toulousains Adrien Dax et Raymond Borde ou les Biterrois Robert Lagarde et Guy Cabanel…

Sans parler de « surréalisme méridional », comme certains seraient tentés de le faire, une véritable activité surréaliste a marqué de son empreinte les territoires du Midi. Finalement, plus qu’un mouvement intellectuel ou artistique, le surréalisme a toujours été, à travers ceux qui l’ont incarné et qui restent fidèles à ses exigences éthiques, une aventure individuelle et collective de subversion de la vie ». Raphaël Neuville et Didier Foucault

 

 

Sommaire

DOSSIER
Empreintes méridionales du surréalisme
Dossier coordonné par Raphaël Neuville et Didier Foucault

30. Carcassonne. Rue de Verdun, la chambre de Joë Bousquet, par Alain Paire

36. Le Trapèze volant. Un groupe surréaliste à Toulouse, par Raphaël Neuville

46. 1940-1945. Une diaspora en quête de refuge, par Didier Foucault

52. Artaud, Ferdière et Delanglade. Trois « surréalistes » à Rodez, par Mireille Larrouy

58. André Breton et Saint-Cirq-Lapopie. Habiter en poète, par Dominique Rabourdin

66. Adrien Dax. Un « anartiste » sans attaches, par Raphaël Neuville

74. Avec Raymond Borde. Le surréalisme sous le signe du cinéma, par Raphaël Neuville

80. « Je crois fermement à la permanence du surréalisme », entretien de Guy Cabanel avec Didier Foucault

84. Regards croisés. Guy Cabanel et Robert Lagarde